vendredi 25 janvier 2008

Alimentation des enfants et pesticides.

Alimentation des enfants et pesticides. Contribution de l’alimentation à l’exposition des enfants des villes aux pesticides : la preuve par le « bio » ?Publié le 22/01/2008 Journal d’information médicaleDr Claudine GoldgewichtDosages des métabolites urinaires de pesticides à l’appui, une étude menée aux États-Unis, a évalué, au cours des quatre saisons, l’exposition aux pesticides organophosphorés via l’alimentation conventionnelle chez des enfants habitant en milieu urbain ou sub-urbain, à Seattle ou dans sa banlieue, en incluant une période de passage à une alimentation « bio ».Cette étude, menée de 2003 à 2004, a porté initialement sur 23 enfants âgés de 3 à 11 ans, vivant dans un environnement sans utilisation domestique de pesticides avant et pendant l’étude. Ces enfants, recrutés dans trois écoles, ont eu une alimentation conventionnelle au cours de l’année d’étude, sauf cinq jours consécutifs durant, en été et en automne, où ils ont consommé des fruits, jus de fruits et légumes « bio », correspondant à ceux, « non-bio », consommés auparavant.Au cours de l’année d’étude, les métabolites du malathion, du chlorpyrifos et d’autres pesticides organophosphorés ont été dosés sur des prélèvements effectués deux fois par jour sur une période de 7 jours consécutifs en hiver et au printemps, 12 jours consécutifs en automne, et 15 en été. Au total, 724 échantillons urinaires ont été recueillis en été, 516 en automne, 260 en hiver et 257 au printemps, et adressés pour dosages aux Centers for Disease Control and Prevention (CDC), et l’analyse finale a porté sur 19 enfants, pour lesquels le protocole de recueil urinaire avait été suivi.La fréquence de détection urinaire variait selon les métabolites ; le métabolite du chlorpyrifos avait le taux de détection le plus élevé (91 %), venait ensuite celui du malathion (66 %), les taux des autres métabolites organophosphorés se situant entre 9 et 25 %. Au bout des cinq jours de substitution des fruits et légumes conventionnels par des fruits et légumes « bio », les résultats montrent, que l’intervention ait eu lieu en été ou en automne, une réduction des concentrations médianes des métabolites du malathion et du chlorpyrifos, concentrations devenues alors non détectables ou quasi non détectables. Puis, dès que les enfants ont repris une alimentation conventionnelle, les concentrations urinaires des métabolites sont revenues à leurs niveaux des jours précédant l’introduction des aliments « bio ».Les résultats montrent aussi le rôle de la saisonnalité, correspondant à la consommation de fruits et légumes frais, seul facteur contributif aux niveaux urinaires des métabolites du malathion et du chlorpyrifos mis en évidence dans cette étude.Dans un contexte où la plupart des études publiées ont porté leur attention sur l’exposition aux pesticides des enfants vivant dans des environnements agricoles, cette étude, longitudinale, qui a évalué l’exposition aux pesticides organophosphorés d’enfants d’une ville, Seattle, en répétant les dosages urinaires des métabolites spécifiques, montre que la principale source d’exposition des enfants de cette étude à ces polluants est l’alimentation. Les auteurs précisent que leur intention n’est pas de prôner la limitation des produits frais, et rappellent l’importance des mesures diététiques, consommation de fruits et légumes incluses, dans la prévention notamment de l’obésité et du diabète dont les prévalences vont croissant. Ils soulignent que leur propos n’est pas de promouvoir la consommation de produits « bio », « bien que », disent-ils, « nos données démontrent clairement que les aliments cultivés « bio » contiennent bien moins de résidus de pesticides ». Ils s’interrogent, sans certitude, sur les effets délétères des niveaux d’exposition aux pesticides relevés dans cette étude et concluent sur la nécessité d’efforts de recherche supplémentaires dédiés aux relations entre expositions aux pesticides et effets sanitaires chez l’enfant.Vous pouvez trouver l’étude originale :Lu C et coll. : Dietary intake and its contribution to longitudinal organophosphorus pesticide exposure in urban/suburban children. Environ Health Perspect, 15 janvier 2008. A l’adresse :http://mdrgf.c.topica.com/maajH6OabEsTubIDu65eafpL0Q/ Cette nouvelle publication s'aoute à d'autres travaux réalisés ces dernières années que le MDRGF avait déjà diffusés et qui tiraient les mêmes conclusions.Voir par exemple :http://mdrgf.c.topica.com/maajH6OabEsWibIDu65eafpL0Q/

Libellés : ,

samedi 18 mars 2006

Les enfants plus sensibles aux pesticides !

A l’heure ou l’UIPP continue à faire la promotion des pesticides en France, les études qui montrent la vulnérabilité des foetus et des enfants aux pesticides s’accumulent. En voici deux :

- Une étude épidémiologique publiée dans le numéro de mars de la revue Pediatrics montre que les enfants équatoriens étudiés dont les mères ont été exposées aux pesticides pendant leur grossesse ont une tension artérielle plus élevée et une capacité à recopier des figures géométriques amoindrie. L’étude conclut que l’exposition prénatale aux pesticides peut causer des dommages neurologiques durables. La recherche était menée par une équipe conduite par Philippe Grandjean , professeur au département de santé environnementale de la Harvard School of Public Health ", et était soutenue par le Danish Medical Research Council. Le professeur Grandjean a déclaré que : « Ces résultats suggère qu’une plus grande attention devrait être portée à la protection du cerveau en développement et qu’une plus grande marge de sécurité devrait être mise en place pour protéger les foetus et les enfants des expositions aux toxiques »

source : PEDIATRICS Vol. 117 No. 3 March 2006, pp. e546-e556

Résumé en anglais consultable à :
http://pediatrics.aappublications.org/cgi/content/abstract/117/3/e546

- Une recherche conduite par le professeur Brenda Eskenazi ,University of California, Berkeley, montre que les nouveaux nés peuvent être de 65 à 164 fois plus sensibles à certains pesticides comme le chlorpyrifos ou le diazinon que les adultes . Ils avaient en moyenne de 65 à 164 fois moins de PNO1 (une enzyme permettant de détoxifier les organophosphorés) que la moyenne de leurs mères. La nouvelle étude a été publiée dans le journal scientifique Pharmacogenetics and Genomics en mars 2006. Cet étude met en évidence la nécessité de mettre en place des facteurs de précaution élevés dans toutes les démarches d’évaluation du risque touchant le foeus ou le jeune enfant, ce qui n’est pas le cas actuellement. Elle révèle surtout l’urgence de réduire l’exposition des enfants aux pesticides en privilégiant une alimentation à base de produits issus de l’agriculture biologique, qui ne contient pas de résidus de pesticides de synthèse.

Source : Furlong, Clement E., Nina Holland, Rebecca J. Richter, Asa Bradman, Alan Ho and Brenda Eskenazi. 2006. "PON1 status of farmworker mothers and children as a predictor of organophosphate sensitivity," Pharmacogenetics and Genomics 16:183-190.

Libellés : , ,

Insecticides ménagers et leucémie chez l'enfant

Une étude de l’INSERM publiée le 17 01 06 dans le journal scientifique Occupational and Environmental Medicine montre que les enfants fréquemment exposés à des insecticides ménagers utilisés sur les plantes, les parterres ou dans les shampoings anti-poux courent un risque de développer une leucémie infantile deux fois plus important que les autres. L’exposition à des insecticides et des fongicides conduit à un risque encore supérieur ( plus du double). Les auteurs, conduits par Florence Menegaux considèrent que les résultats sont significatifs et que des actions préventives devraient être entreprises.
Source : The Times January 17, 2006

http://www.timesonline.co.uk/article/0,,13509-1988878,00.html

http://back.journaldelenvironnement.net/uploadpool/documents_GBR/article_pesticide_U754.pdf


Retrouvez le MDRGF sur son site internet : WWW.MDRGF.ORG

Libellés : , ,

samedi 6 août 2005

7,4 millionsd'enfants américains, d'écoliers malades à cause de l'exposition aux pesticides

LISTE DE DIFFUSION DU M.D.R.G.F
7,4.........
C'est le nombre, par million d'enfants américains, d'écoliers malades à cause de l'exposition aux pesticides qu'ils subissent à l'école; pesticides utilisés dans les écoles elles-mêmes, ou par les exploitations agricoles environnantes. Pour les employés d'écoles, le taux monte à 27,3 cas (équivalent temps plein) par million d'employés d'école. Ces chiffres proviennent de l'analyse de données de 2.593 personnes souffrant d'une maladie liés aux produits phytosanitaires entre 1998 et 2002. La recherche a été réalisée entre autres par le National Institute for Occupational Safety and Health (Niosh). Publiée dans le Journal of the american medical association (Jama), l'étude montre que 0,1% des cas (3 personnes) souffrent d'une maladie d'un degré sévère, 11% d'un degré modéré, et 89% d'un degré léger. D'autre part, les maladies sont principalement associées aux insecticides (35%), aux désinfectants (32%), aux répulsifs pour insectes (13%) et aux herbicides (11%). Selon les chercheurs américains, le taux d'enfants malades n'a cessé d'augmenter entre 1998 et 2002, ce qui pourrait s'expliquer par le nombre croissant d'écoles proches d’exploitations agricoles. source : le journal de l'environnement, 01/08/05

Retrouvez le MDRGF sur son site internet : http://www.mdrgf.org/

Libellés : ,