vendredi 19 mai 2006

Des polluants dans nos maisons

Ca n'est pas nouveau mais c'est désormais officiel : on peut très bien tomber malade en restant cloîtré chez soi. Des produits polluants, dont le benzène ou le formaldéhyde, des substances cancérigènes, sont présents, de façon massive, dans toutes les habitations. C'est ce que mesure une étude de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), menée dans le Nord-Pas-de-Calais.
Le formaldéhyde est un produit qu'on trouve dans les colles, vernis à bois, peintures, cosmétiques, moquettes ou produits ménagers. Pas étonnant que cette substance ait été décelée dans la totalité des soixante maisons étudiées. Pour qu'elle soit inoffensive, sa concentration ne devrait pas dépasser les 10 microgrammes par mètre cube. Mais elle atteint partout, en moyenne, 17 microgrammes. Quant au benzène, son usage a beau rester très réglementé, on en trouve dans une habitation sur trois. Les personnes dont le garage jouxte la maison sont les plus exposées, comme celles qui bricolent souvent ou font régulièrement des travaux de peinture.
L'étude de l'Ademe rappelle en outre que les risques d'allergie et de maladies respiratoires sont plus élevés dans les logements exposés aux moisissures et à l'utilisation continue d'un chauffage d'appoint, grand producteur de monoxyde carbone. La solution consiste donc à ouvrir les fenêtres, à ne pas colmater les bouches d'aération ; en bref, à aérer. Car contre les bactéries, le renouvellement de l'air demeure un antidote radical.
Liberation jeudi 18 mai 2006

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mardi 4 avril 2006

Comment les pesticides rentrent des jardins dans les maisons !

Alors que le printemps s'installe et que de nombreux jardiniers ressortent leur arsenal chimique pour combattre les herbes concurrentes et autres pucerons voici le résumé d'une étude remarquable qui montre que les pesticides utilisés dans les jardins finissent massivement à l'intérieur des maisons où ils contaminent les enfants !

Cette étude réalisée par l’équipe de NISHIOKA (et al., 2001) s'est intéressée à la distribution et à la rémanence de l'herbicide 2,4-D dans des maisons après le traitement du gazon. Il s'agissait pour les scientifiques d'étudier comment le pesticide rentrait dans les maisons dont on avait traité les pelouses et quelle en était l'exposition des résidents, particulièrement les enfants.Résultats : après application extérieure, cet herbicide était détecté dans l'air résidentiel, sur le plancher et sur le mobilier dans toutes les maisons.L'introduction se faisait principalement par le va-et-vient de chiens ( de 60 à 80 % de l'introduction du 2,4-D) et le transport de résidus à l'intérieur via les souliers et les vêtements de l'applicateur et aussi des enfants de la maison. Les tapis, les tables et les tentures contenaient les plus hauts taux en résidus.Avant le traitement, en considérant le scénario d'une exposition maximale d'un enfant, la principale source d'exposition aux résidus de 2,4-D provenait de l'alimentation (66 %) et l'ingestion de résidus dans les poussières était estimée à 30 %. Après le traitement, et selon le même scénario, la part de la contamination non alimentaire était multipliée par 10, la principale source de résidus provenait alors de l'ingestion de résidus dans les poussières (76 %) et la source alimentaire ne représentait plus que 14 %.
Alors, cette année : pulvérisateur ou binette ?
Nishioka MG et coll . Distribution of 2,4-D in air and on surfaces inside residences after lawn applications: comparing exposure estimates from various media for young children. Environ Health Perspect. 2001 Nov;109(11):1185-91.
Téléchargeable à :
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dimanche 25 septembre 2005

Effets négatifs des pesticides : un rapport anglais confirme.

Un rapport publié le 22 septembre en Angleterre par la Commission Royale sur la Pollution Environnementale (RCEP) donne un avertissement sérieux sur les effets négatifs des pesticides. Ce rapport traite des risques courus par les riverains ou par les personnes se trouvant à proximité des zones de pulvérisation, ce qui inclus toute personne vivant près des zones cultivées ainsi que les promeneurs parcourant la campagne alors que des pesticides sont pulvérisés.
Le rapport contient certaines conclusions très intéressantes parmi lesquelles :
- La nécessité de repenser l’évaluation des risques des pesticides, que la RCPE pense être actuellement totalement inadéquate.
- La reconnaissance d’un lien possible entre exposition aux pesticides et problèmes de santé.
- La nécessité de la mise en place d’un programme d’évaluation de l’exposition et des effets sur la santé qui permettrait de déterminer l’importance réelle du problème.
- La reconnaissance des conflits d’intérêt potentiels qui existent dans le système actuel d’évaluation et la nécessité de revoir l’organisation de ce système.
- La demande que le public soit obligatoirement avertit de quels pesticides sont utilisés à un endroit donné par une information préalable et une signalisation sur site.
- L’exigence que le droit d’accès à l‘information contenue dans les registres de pulvérisation des fermes soit accordé.
« Ce rapport est une reconnaissance du bien fondé du combat mené par les écologistes depuis des années, dont tous les avertissements ont été ignorés » déclare Alison Craig de PAN UK, la branche britannique de l’ONG Pesticide Action Network.
«A l’heure où des riverains sont touchés par des pulvérisations aériennes de pesticides en Ile de France ce rapport montre les dangers auxquels la population est potentiellement exposée. Des précautions particulières sont donc à prendre pour informer la population des pulvérisations et l’évaluation des pesticides est à revoir, en Angleterre comme en France, comme le reconnaît ce rapport. Mais seule une réduction importante de notre dépendance aux pesticides pourra apporter une solution réelle au problème de santé publique posé par les pesticides » déclare François Veillerette, Administrateur de Pesticide Action Network Europe et Président du MDRGF. François Veillerette ajoute qu’ « Une telle réduction permettrait de réduire les risques des personnes directement exposées aux pulvérisations mais également ceux courus par les millions de personnes qui consomment tous les jours des résidus de pesticides dans l’eau qu’ils boivent et dans les aliments qu’ils consomment. »

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