mardi 8 janvier 2008

pesticides ménagers et cancer de l'enfant

Une nouvelle étude française, publiée dans la revue scientifique Environmental Health Perspectives ce mois de décembre 2007, montre que l'utilisation par des femmes enceintes d'insecticides ménagers engendre un doublement du risque pour l'enfant à venir de dévelloper une leucémie ou un lymphôme.Cette étude est téléchargeable à l'adresse :http://mdrgf.c.topica.com/maai82HabDCKnbIDu65eafpL0Q/

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lundi 12 novembre 2007

Pesticides et cancers du cerveau

A signaler : encore une étude sur exposition aux pesticides et cancer. Les chercheurs, français, montrent un risque accru de dévelloper certains cancers du cerveau pour les personnes exposées aux pesticides par leur activité professionnelle ou à la maison. Pour les personnes intéressées, chercher :' Brain tumours and exposure to pesticides: a case–control study in southwestern France 'Dorothee Provost, Anne Cantagrel, Pierre Lebailly, Anne Jaffre, Veronique Loyant, Hugues Loiseau,Anne Vital, Patrick Brochard, Isabelle BaldiOccup Environ Med 2007;64:509–514.ou lire le résumé de l'étude

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samedi 23 juin 2007

Un herbicide hautement cancérigène

Interview dans le Télégramme de Brest : l’herbicide le plus répanduen Occident est hautement cancérigène.À l’occasion de la visite du président de la Société française debiologie à la station biologique de Roscoff, le professeur RobertBellé a livré les résultats de plusieurs années de recherches. Sestravaux sur les cellules des oursins démontrent que l’herbicide leplus répandu en Occident est hautement cancérigène.
Les travaux que vous menez depuis des années prouvent quel’herbicide le plus commercialisé en Europe et aux États-Unis peutprovoquer le cancer. En quoi ce produit, utilisé par des millions depersonnes, est-il cancérigène ? - En termes scientifiques, nous pouvons aujourd’hui affirmer que ceproduit est cancérigène parce qu’il engendre un dysfonctionnement dupoint de surveillance de l’ADN. Le composant actif qu’il contient,dénommé glyphosate, n’est pas le seul élément toxique de cetherbicide. Ce sont les produits de formulation l’accompagnant quirendent l’ensemble particulièrement dangereux pour la santé. Pourêtre efficace, le glyphosate doit pénétrer dans les cellules desplantes. L’herbicide, dont nous parlons, est composé d’une formulequi le permet, affectant l’ADN par la même occasion.
Quel est le rapport avec les risques de cancer chez l’homme ? - Ce rapport n’est autre que l’oursin. Les travaux que nous menons,mon équipe et moi-même, ont démontré que le gène de l’oursin est leplus proche de celui de l’homme. Sur un embryon d’oursin,l’herbicide en question est, tout simplement, dévastateur. Sescomposants, le glyphosate et les produits de formulation, affectentalors l’ADN de l’oursin, jusqu’à inhiber le point de surveillance. Du coup, certaines cellules échappent à la surveillance de l’ADN,conduisant ainsi aux tumeurs et aux cancers (parfois trois à quatredécennies, après le stress initial). Chez l’homme, le processus etles conséquences sont identiques.
Il suffirait donc d’être en contact avec une goutte de cet herbicidepour être atteint par le cancer ? - Dès qu’elles seront possibles, les études épidémiologiquespermettront de démontrer l’incidence de ce produit sur lesdifférents types de cancer. En particulier sur les cancers des voiesrespiratoires puisque le produit pulvérisé contient la formulation àdes concentrations très supérieures (500 à 2.500 fois plus) à cellesqui engendrent le dysfonctionnement du point de surveillance del’ADN. Des études anglaises tendent ainsi à prouver que cetherbicide présente un danger pour la santé par voie d’inhalation. Lemieux est encore d’éviter de pulvériser ce produit ou tout autrepesticide. Au pire, il est vivement recommandé de se couvrirentièrement en utilisant cet herbicide, que l’on trouve un peupartout. Propos recueillis par Boris Ivanoff pour le Télégramme de Brest.
Sur la photo : de gauche à droite, Robert Bellé, professeur à lastation biologique de Roscoff, Virginie Gouvignon, vice-présidentede l’association des professeurs de biologie de Bretagne, et AndréCalas, président de la Société française de biologie, ont animé uncolloque sur la prévention du cancer, qui s’est tenu, hier àRoscoff. (Photo B. I.)

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lundi 11 juin 2007

Les pesticides, un risque sanitaire avéré mais encore mal pris en compte

LE MONDE 11.06.07 Les paysans, fortement exposés aux pesticides, mais aussi les personnes qui les utilisent pour leurs plantes d'intérieur, ont statistiquement deux fois plus de chances de développer des tumeurs au cerveau, d'après une étude française publiée par la revue Occupational and environmental medecine le 5 juin. Menés sur plus de cinq cents patients, ces travaux s'ajoutent à une littérature scientifique déjà fournie, montrant que l'exposition aux pesticides augmente les risques de plusieurs types de cancer (gliomes, sarcomes, cancers de la prostate) ainsi que des pathologies neuro-dégénératives, des hémopathies et des troubles de la reproduction.L'un des auteurs principaux de cette nouvelle enquête épidémiologique, Isabelle Baldi, maître de conférence à l'université Bordeaux 2, souligne la nécessité de poursuivre la recherche, pour tenter d'associer les risques à telle ou telle famille de pesticides. Elle insiste également sur le manque de résultats scientifiques concernant d'éventuels dangers liés à l'ingestion de pesticides présents dans l'alimentation. Malgré ces incertitudes, Mme Baldi dresse un bilan sans équivoque : "Il existe dans le monde une trentaine d'études qui montrent toutes une élévation du risque de tumeurs cérébrales, et des dizaines d'autres qui témoignent d'une hausse de la fréquence des autres pathologies."François Veillerette préside le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) et milite pour une forte diminution de l'usage des pesticides, dont la France est l'un des plus gros consommateurs mondiaux. Le co-auteur de Pesticides, révélations sur un scandale français (Fayard, 2007) avance : "Près de neuf cents molécules pesticides sont utilisées en France. On les retrouve partout, tout le monde en mange quotidiennement. En raison de cette omniprésence, il est difficile pour les scientifiques de pointer les sources précises du risque – à la différence d'un problème circonscrit comme l'amiante." Un état de fait qui explique "en partie" la lenteur de la mobilisation des pouvoirs publics, juge M. Veillerette. DES CONSÉQUENCES SANITAIRES ENCORE À VENIR ?Depuis 2006, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) est chargée de tester les pesticides mis sur le marché, avant leur homologation. Thierry Mercier, directeur adjoint du végétal et de l'environnement à l'Afssa, défend le sérieux des procédures d'évaluation du risque mises en place en France et en Europe. Il se félicite de l'interdiction en 2001 du traitement des vignes à l'arsenic, après la découverte de pathologies suspectes. Il reconnaît toutefois : "Il est impossible de conclure que seuls des agriculteurs qui ne respectent pas les précautions d'emploi tombent malades à cause des pesticides, et vice versa."L'épidémiologiste Isabelle Baldi prévient : "Il faut vingt à trente ans pour qu'apparaissent les maladies générées par l'introduction d'un produit cancérigène. L'usage des pesticides a explosé dans les années 1970. On pourrait donc voir apparaître les conséquences maintenant." L'AFSSA confirme qu'une "dizaine" de substances pesticides classées cancérigènes "possibles" ou "probables" restent autorisées en France. Une future réglementation européenne sur les pesticides devrait imposer à l'industrie chimique de trouver des substituts à ces produits d'ici à 2009. Matthieu Auzanneau

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mercredi 6 juin 2007

L'exposition aux pesticides augmente le risque de tumeur cérébral

Les agriculteurs exposés à de forts niveaux de pesticides, mais aussi ceux qui les utilisent pour leurs plantes d'intérieur, ont un plus grand risque de développer une tumeur cérébrale, selon une étude publiée mardi, en ligne, dans la revue britannique spécialisée Occupational and Environmental Medicine.L'étude a été conduite par Isabelle Baldi (Institut de santé publique, d'épidémiologie et de développement, Bordeaux) dans le sud-ouest viticole français. Les premiers résultats avaient été présentés en mars 2006 à Paris.Selon cette étude, l'augmentation du risque est statistiquement significative pour de forts niveaux d'exposition aux pesticides. Pour les agriculteurs exposés aux niveaux les plus élevés, le risque est ainsi plus que doublé, toutes tumeurs cérébrales confondues. Il est même multiplié par plus de trois si l'on ne considère que les gliomes (tumeurs du cerveau les plus fréquentes chez l'adulte).Le risque de développer une tumeur cérébrale serait aussi plus que doublé pour les personnes qui traitent leurs plantes d'intérieur avec des pesticides.L'étude porte toutefois sur un échantillon limité (221 adultes domiciliés en Gironde ayant une tumeur cérébrale et 442 témoins non malades). Le Dr Baldi souligne la nécessité de travaux ultérieurs sur des échantillons plus importants afin de déterminer si le risque est plus spécifiquement lié aux gliomes et d'approfondir une possible association avec une famille particulière de pesticides.Dans les vignobles, les fongicides représentent 80% des pesticides utilisés, note le Dr Baldi.En ce qui concerne le lien entre traitement des plantes d'intérieur par pesticides et tumeurs cérébrales, l'étude n'a pas pu déterminer le possible rôle d'autres facteurs domestiques. l'Etude sur OEM Online

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lundi 26 mars 2007

Une étude montre un risque accru de cancer du sein chez les utilisatrices de certains pesticides

Cette étude, réalisée auprès de plusieurs milliers de femmes de Long Island, a en effet montré que le risque de développer un cancer du sein était supérieur de 40% chez les femmes ayant utilisé des pesticides dans leur jardin.Cette étude, qui s’ajoute à des milliers d’autres, met en évidence les risques importants que font courir les pesticides à notre santé : cancers, infertilité, maladies neurodégénératives…
Pour en savoir plus: http://aje.oxfordjournals.org/cgi/content/full/kwk046v1

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mardi 17 octobre 2006

Pesticides et cancer du sein

LISTE DE DIFFUSION DU M.D.R.G.F
Plus de risques de cancers du sein pour les femmes travaillant a la ferme.

Les femmes travaillant a la ferme sont plus susceptibles de developper un cancer du sein que les autres, selon une etude Canadienne (1).
Les chercheurs qui se sont penches sur les antecedents professionnels de 564 femmes atteintes du cancer du sein, dans la region de Windsor (centre du Canada), ont note que le risque etait multiplie par 2,8 pour celles qui ont travaille dans une ferme a un moment de leur vie.

Les resultats montrent qu'il y a 'un lien possible entre le risque accru de developper un cancer du sein et certains environnements professionnels', a declare l’auteur de l'etude James Brophy. L'exposition a des pesticides ou a d'utres composants toxiques utilises dans l'agriculture pourrait etre un facteur determinant dans le declenchement de cette maladie, a-t-il affirme, ajoutant que des recherches plus approfondies seront necessaires pour determiner les agents exacts responsables du cancer.

L'equipe de M. Brophy a deja entame une etude elargie a mille femmes. La nouvelle etude tentera de determiner s'il existe des 'fenetres d'exposition', c’est-a-dire des etapes du developpement ou le systeme hormonal est plus susceptible d'etre atteint. Les resultats de la premiere etude suggerent que le risque est plus important chez les femmes qui ont travaille a la ferme quand elles etaient relativement jeunes.

(1) : 'Occupational Histories of Cancer Patients in a Canadian Cancer Treatment Center and the Generated Hypothesis Regarding Breast Cancer and Farming.' Brophy et al. INT J OCCUP ENVIRON HEALTH 2002;8:346-353. Telechargeable a l'adresse :
http://www.mdrgf.org/pdf/NYAS_1076_765_777%20final.pdf

Retrouvez le MDRGF sur son site internet : http://www.mdrgf.org/

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jeudi 23 mars 2006

Pesticides et cancers du cerveau

Les soupçons se confirment : l'exposition, professionnelle ou non, à des pesticides favorise la survenue de tumeurs du cerveau.

Le risque serait alors multiplié par deux ou trois, selon une enquête menée en Gironde. «C'est une étude préliminaire mais solide, suffisamment pour mettre en place dès maintenant des mesures de prévention», assure Marcel Goldberg (Inserm). Coordonnateur d'un pôle de recherche sur l'épidémiologie des cancers professionnels, le chercheur présentait hier les premiers résultats de ce programme initié en 2002 (1).

Diagnostic.

Les objectifs sont ambitieux : étudier le rôle des risques professionnels dans la survenue de nombreuses tumeurs (leucémies, cancers de vessie, du sein, du poumon, du cerveau...), mais aussi mettre au point un système pour évaluer rétrospectivement les expositions d'un travailleur à des toxiques, en fonction des métiers qu'il a exercés. En clair, il s'agit d'acquérir des données cruciales pour améliorer la prévention et le diagnostic des cancers liés au travail. Un domaine où la France a accumulé un retard phénoménal.Les estimations font frémir : de 5 à 10 % des cancers seraient d'origine professionnelle, soit 15 000 à 20 000 cas par an, avec presque autant de décès. Dans les vingt ans à venir, l'amiante à elle seule sera responsable de 50 000 à 100 000 tumeurs. Un bilan «inéluctable», insiste Marcel Goldgerg, les expositions à ce toxique ayant déjà eu lieu. Au total, ce sont 2,4 millions de salariés (13,7 %) qui sont exposés régulièrement à des cancérigènes selon Sumer.

Manque de moyens.

Malgré ces risques indéniables, les cancers professionnels restent sous-diagnostiqués, et bien souvent ne sont pas reconnus comme indemnisables. «Les tumeurs du nez et des sinus ont un taux de reconnaissance élevé car ce sont des maladies assez rares et spécifiques. En revanche, moins de 1 % des cancers de vessie sont indemnisés», cite ainsi le Pr Goldberg. Une situation qui s'explique en partie par le manque de moyens («en trente ans de carrière, j'ai passé vingt-sept ans à mendier», ironise l'épidémiologiste ). Mais aussi par la complexité des études. Les cancérigènes les plus puissants tels le nickel ou l'amiante ­ qui multiplient le risque de tumeurs par plus de quarante ­ sont bien identifiés. Mais ceux dont l'impact est moins important, tels les pesticides ou le formaldéhyde (2), sont moins connus. Au départ, les médecins ont été intrigués par le fait que les agriculteurs meurent moins de cancers que la population générale, sauf au niveau du cerveau.

Isabelle Baldi (Bordeaux) a donc comparé 221 adultes vivant en Gironde et atteints d'une tumeur cérébrale à des témoins de même âge et sexe.Cancer et gliome. Le risque de cancer du cerveau apparaît multiplié par 2,58 pour les sujets les plus exposés aux pesticides. Il atteint même 3,21 pour le gliome, une tumeur particulière. De même, les personnes qui traitent leurs plantes d'intérieur avec des pesticides auraient un risque multiplié par 2,6. Cette étude à petite échelle va être étendue à d'autres régions.

(1) Partenariat entre l'Association pour la recherche sur le cancer (Arc) et l'Association pour les accidentés de la vie.
(2) Utilisé notamment comme désinfectant et pour la fabrication des résines. Libération J 23 06 03 MERCI DE FAIRE CONNAITRE CETTE LISTE AUPRES DE VOS CONTACTS. M.D.R.G.F
site : http://www.mdrgf.org/

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Les pesticides responsables de cancers selon une nouvelle étude britannique

Des polluants environnementaux comme les pesticides responsables de cancers selon une nouvelle étude britannique !
Liverpool, 20 mars 2006. Une nouvelle etude realisee a l'universite de Liverpool suggere que des polluants environnementaux comme les pesticides ont une responsabilite dans l'apparition de cancers bien plus importante que ce que l'on pensait auparavant.Cette recherche conduite a l'universite de Liverpool qui vient d'etre publiee montre qu'une exposition a des quantites meme tres faibles de ces polluants peut conduire a un risque accru de développer des cancers, particulièrement chez les jeunes enfants et les jeunes adultes.
Les chercheurs ont systematiquement revus les etudes les plus recentes sur le sujet. Ce travail a ete soutenu par la Societe d'Education et de Prevention du Cancer et conduite par les Professeurs Vyvyan Howardet John Newby, du Departement d'anatomie humaine et biologie cellulaire de l'Universite.
Les chercheurs ont egalement montre que les variations genetiques entre les individus, qui peuvent predisposer certaines personnes au cancer, peuvent interagir avec des contaminants environnementaux et conduire a un risque accru de develloper un cancer.
Le Professeur Howard a declare : « les contaminants environnementaux, en particulier les pesticides de synthese et les organochlores avec des proprietes de perturbation du systeme hormonal, peuvent constituer des facteurs majeurs de declenchement de tumeurs malignes hormono-dependantes. ..on devrait maintenant s’attacher a reduire l'exposition a ces produits chimiques problematiques. »
Ref : JOHN A. NEWBY BSc & C. VYVYAN HOWARD MB, ChB, PhD, FRCPathEnvironmental influences in cancer aetiologyJournal of Nutritional and Environmental Medicine2006, 1 59, PrEview article
Retrouver cet article du Journal of Nutritional &Environmental Medicine :http://www.journalsonline.tandf.co.uk/(5xjjsv55ppkuw145jpqsezmh)/app/home/contribution.asp?referrer=parent&backto=issue,2,2;journal,1,34;linkingpublicationresults,1:100646,1

MERCI DE FAIRE CONNAITRE CETTE LISTE AUPRES DE VOS CONTACTS.
M.D.R.G.FMouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures92 rue de Richelieu, 75002 ParisTel / Fax :01 45 79 07 59Portable : 06 81 64 65 58email : mdrgf@wanadoo.fr
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samedi 18 mars 2006

Insecticides ménagers et leucémie chez l'enfant

Une étude de l’INSERM publiée le 17 01 06 dans le journal scientifique Occupational and Environmental Medicine montre que les enfants fréquemment exposés à des insecticides ménagers utilisés sur les plantes, les parterres ou dans les shampoings anti-poux courent un risque de développer une leucémie infantile deux fois plus important que les autres. L’exposition à des insecticides et des fongicides conduit à un risque encore supérieur ( plus du double). Les auteurs, conduits par Florence Menegaux considèrent que les résultats sont significatifs et que des actions préventives devraient être entreprises.
Source : The Times January 17, 2006

http://www.timesonline.co.uk/article/0,,13509-1988878,00.html

http://back.journaldelenvironnement.net/uploadpool/documents_GBR/article_pesticide_U754.pdf


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jeudi 12 février 2004

Les agriculteurs ont 3 fois plus de leucémie à cause d’un herbicide

Les agriculteurs qui utilisent de l’alachlore, un désherbant couramment utilisé dans les champs de maïs et de soja ont 3 fois plus de risque de leucémie. Une importante étude américaine montre à nouveau que les produits chimiques utilisés en agriculture sont dangereux pour la santé de ceux qui les utilisent. (1) L’alachlore est un herbicide également connu sous le nom de métachlore, un produit mis au pointà la fin des années 1960 par la société américaine Monsanto, spécialisée dans les produits agricoles. Il est très couramment utilisé par les agriculteurs français pour désherber les champs de maïs et soja. Il arrive d’ailleurs en tête des polluants les plus couramment retrouvés dans les eaux françaises, selon l’Institut français de l’environnement Les chercheurs américains de l’Institut National du Cancer (Rockville, Maryland) ont analysé les données de l’étude Agricultural Health Study qui suit des agriculteurs américains de Caroline du Nord et de l’Iowa. 49.980 personnes ont participé à l’étude entre 1993 et 2000. Parmi eux, 26.500, soit 53%, utilisent régulièrement de l’alachlore. Les résultats montrent que les agriculteurs qui utilisent l’alachlore ont beaucoup plus de risque de développer des lymphomes que la population générale. Plus les agriculteurs ont été exposés longtemps et à des doses importantes d’alachlore, plus leur risque de cancer augmente.Les agriculteurs les plus exposés ont 3 fois plus de risque d’avoir une leucémie, cancer du sang et de la moelle osseuse que la population générale. Ils ont également 5 fois plus de risque de développer un myélome multiple, une maladie dans laquelle des cellules malignes prolifère dans la moelle osseuse. L’alachlore est depuis plusieurs années suspecté de favoriser les cancers. Une étude similaire réalisée en 2003 chez des agriculteurs américains a montré que les pesticides chlorés favorisent également le cancer de la prostate. (2) En 1996, une étude réalisée dans l’usine Monsanto de fabrication de l’alachlore à Muscatine (Iowa) a obtenu des résultats comparables. 943 personnes ayant travaillé pendant au moins 1 an à l’usine depuis 1968, date de lancement du produit, ont participé à l’étude. Les résultats ont montré qu’ils avaient 50% de risque en plus d’avoir un cancer (cancer du colon et leucémie principalement) (3) . Mais l’alachlore semble avoir encore de beaux jours devant lui. Il est utilisé, avec le dinoterbe, autre produit phytosanitaire à la toxicité connue pour l’homme, comme produit de substitution de l’atrazine. Ce pesticide très largement utilisé en agriculture et interdit en France depuis le 30 juin 2003 parce qu’il favorise les cancers….

le 12/02/2004(1) Lee W : Cancer Incidence among Pesticide Applicators Exposed to Alachlor in the Agricultural Health Study. Am. J. Epidemiol. 2004, 159 (4) : 373-380. (2) Alavanja MC : Use of agricultural pesticides and prostate cancer risk in the Agricultural Health Study cohort. Am J Epidemiol. 2003 May 1;157(9):800-14. (3) Leet T : Cancer incidence among alachlor manufacturing workers. Am J Ind Med. 1996 Sep;30(3):300-6.

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